Recherche

Jeudi 11 juin 2009

Vous aimez les verts ondoiements de la vigne au printemps, vous appréciez le vin et vous voulez en savoir plus. Vous avez choisi de vous arrêter sur la route des vins des Côtes du Rhône.

Eh ! bien oui, la route des vins n'est pas un vain mot.

 


J'ai eu l'occasion d'expérimenter hier, une visite suivie d'un atelier, sous la conduite d'Aurélie Lardet, oenologue, chez Lavau qui vinifie et commercialise les vins de notre région.

 

Ce fut une expérience riche, plaisante et originale, qui m'a convaincue, alors que je suis plutôt sceptique quant aux abondantes propositions qui se présentent à nous et j'ai bien envie de partager celle-ci avec vous.

Une visite des installations et des explications claires sur le travail de vinification depuis l'arrivée des raisins lors des vendanges jusqu'à la fermentation en cuve.

Puis une initiation à la dégustation des vins jusqu'à un assemblage pour fabriquer le vin qui répond à notre goût, "notre" vin.

 

En blouse blanche, devant les éprouvettes, sur une paillasse de laboratoire !

 

Pour finir un moment gourmand : une dégustation de vins associés à des chocolats et pas des moindres, ceux de Peyrerol à Vaison.

 


Aurélie aime accueillir de petits groupes (à partir de 2 personnes), elle préfère des groupes homogènes, hier, nous étions quatre. Douée de compétences professionnelles et de qualités relationnelles, elle informe, questionne, suscite la curiosité, sait faire des pauses. Abordant le sujet au niveau des connaissances préalables nécessaires mais surtout accompagnant avec beaucoup de pédagogie et de tact cette éducation sensorielle.

 


Mettre des mots sur ces impressions fugaces, aussi volatiles que les tanins du vin, s'arrêter, sentir et exprimer son ressenti, voilà une activité qui n'est pas tellement familière et qui se cultive.

 

Voir, sentir, goûter, autrement, demandent de la patience, une attention au vin, objet de cette recherche, mais aussi une attention à soi-même et à une antériorité qui est différente pour chacun de nous et qui justement conditionne nos goûts.

 

L'aboutissement étant la fabrication de son propre vin avec le plaisir de partager celui des autres et d'échanger.

 


Les établissements Lavau sont situés à Violès, à 10 minutes de Séguret. Ces visites et ateliers, créés cette année, se font avec une réservation préalable. Le montant de la prestation s'élève à 30 euros. J'ajouterai un atout supplémentaire, Aurélie ayant travaillé aux Etats Unis peut assurer la prestation en Anglais.

 


Je regrettais, il y a quelques années, que les établissements viticoles ne prennent pas assez en compte les naïfs que nous sommes (pour beaucoup d'entre nous) et bien c'est fait, fi ! des complexes, et ... je ne suis pas fâchée que cette animation soit faite par une femme qui y apporte toute sa sensibilité.

 


C'est à Violès qu'Aurélie nous accompagne sur la route du vin.

 
LAVAU

 

E-mail : info@lavau.eu

tel : 0033 490 709 870
http://www.lavau.eu/site/spip.php?rubrique3

Par Colette Désaphi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 31 mai 2009

 

 


Sur le petit marché, dit "marché des producteurs", Madame Martin vend l'huile de ses vergers, notre préférée, la Verdale, dont la subtile amertume accompagne si bien salades de pois chiches ou de pommes de terre.

 

 


Sa voisine, Corinne, de Piégon, petit village au nord de Vaison, a le label bio. Nous y achetons deux fois par semaine tous nos légumes de saison, après les racines et les choux de l'hiver, les asperges, les pois, pois gourmands, cébettes, courgettes et... bien sûr les fraises tant attendues.

 

Encore une de nos stations favorites, Madame Guillot, présente par tous les temps, encapuchonnée ou à l'ombre d'un parasol, vend une excellente huile "pure tanche". J'y achète aussi les fruits avec lesquels je fais les confitures : cerises Burlat, abricots orangered ou rosé de Provence, mais je lui laisse le soin de concocter la délicieuse confiture de gigiri, variété de pastèque allongée, (que je ne parviens pas à réussir comme elle).

 

Nous voici sur "le grand marché". Cet éleveur de pigeons de Sarrians a eu l'occasion de nous faire visiter son élevage, via la télévision, lors d'une émission sur l'élaboration d'un repas dont tous les produits étaient tracés, dans la cuisine du fameux restaurant La Mirande, à Avignon.

 

En vrac, un pêle-mêle d'artichauts nouveaux, bien ronds comme il se doit, violets, "poivrade" qui feront les délicieuses salades de printemps ou les artichauts en "barigoule", spécialité provençale.

 

Toujours la queue devant cet étal de tomates, ce qui n'empêche pas le vendeur de faire une pause à chaque client et d'accompagner la vente d'un commentaire personnalisé.

Où l'on décline les teintes chaudes, du rouge violacé au jaune citron en passant par les vermillon et les orangés de toutes les variétés provençales.

 

Ici abondent les olives dans tous leurs états, mais aussi les graines, les fruits et légumes secs, le haricot de Caromb indispensable dans la soupe au pistou, et puis encore l'huile si ronde, si douce de la vallée des Baux. Cette marchande de Pernes les Fontaines n'est pas avare de ses conseils et sa parole est indissociable du produit qu'elle vend, il me semble l'entendre quand je croque dans une olive.

Me revient une anecdote qui n'est pas étrangère à son attitude sur la photo. Un jour d'hiver où le mistral était particulièrement violent, un morceau du toit de son camion se détacha et eut bien pu l'assommer. Ce qui la sauva ? Cette position familière, toujours penchée en avant ... qui lui permit de recevoir ledit morceau sur les fesses et non sur la tête.

 

 
Miel, pollen, savons hexagonaux, bougies tarabiscotées, tout l'or d'un rucher, dans les deux sens du terme, sur cet étal.

 

Ah ! la faisselle de chèvre de St Ferréol, le délice de ma voisine et amie, Marie-louise, qui attend avec impatience, au retour du marché, la précieuse livraison.

 

 



Hélène et Thierry Lionti qui ont leur atelier à Beaumont du Ventoux et à qui j'ai acheté pots à lait et coupes à confiture que vous verrez sur la table du petit déjeuner. Thierry tourne la terre blanche et légère du Ventoux tandis qu'Hélène dépose ces précieux émaux qui ne se révèleront qu'après la cuisson.

Un plaisir des yeux et du toucher.

 

Ces paniers font fureur cette année sur le marché de Vaison. Ils remplacent un peu le traditionnel cabas dont l'équilibre au sol est plutôt incertain.

J'en ai acheté deux, pour prêter à mes hôtes lors des pique-niques.

 

Des pains à profusion, c'est l'étalage de la boulangerie bio, place Montfort, petit épeautre, seigle, pain au levain, rien que du bon, et des pains qui se conservent sans sécher.

 




La discrète Josiane Déal, dans sa boutique, proche de la place Montfort. Elle dont le savoir-faire s'exerce sur une foultitude de fromages remarquablement affinés, un choix exceptionnel de brebis et de chèvres, typiques de la région.

JD reçut la distinction de "Meilleur ouvrier de France" des mains de Jacques Chirac, il y a quelques années.

Par Colette Désaphi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 15 mai 2009

Les photos qui suivent ont toutes été prises dans notre jardin : un peu de patience, en se faisant le plus discret possible.
Elles ont été prises avec un objectif en position macro, c'est à dire à une distance de 30 à 40cm en lumière naturelle. Elles n'ont pas été retouchées, juste recadrées lorsque cela était nécessaire.
Les lilas d'Espagne sont les plantes qui attirent le plus les insectes, en particulier les papillons.
































D'autres insectes, typiquement méditerranéens (cigales, mantes religieuses, ...) vont apparaître dans les prochaines semaines. A bientôt ...
Par Colette Désaphi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 25 avril 2009

Il y a quelques semaines, se réunissaient à la mairie, sous l'égide des "Amis de Séguret", tous ceux qui se sentaient concernés par le mauvais état de la chapelle et qui souhaitaient stopper les dégâts causés par les ans et les intempéries. Tant de charme ! mais il fallait bien prendre en compte le risque d'une dégradation plus importante.

Un maçon du village voulait bien assurer les travaux mais il fallait faire appel aux bénévoles pour monter les matériaux. En effet, aucun véhicule motorisé ne peut atteindre l'étroite plate-forme du sommet. Peut-être qu'autrefois les mulets, si nombreux à Séguret, auraient pu assurer le charroi, mais ils ont totalement disparu. On parla aussi d'un âne, celui des David, mais consentirait-il à faire plusieurs voyages, lourdement chargé ?

Finalement, rendez-vous est pris pour le samedi 25 avril, l'appel est lancé à tous ceux qui offriront leurs muscles à une noble cause !

En quoi consiste l'opération ?

Eh bien, il s'agit d'abord de monter au plus près, voitures, tracteur et benne. Ce sera par la route du Mourchon, un mauvais chemin permet ensuite de se rapprocher du sentier qui franchit le ressaut rocheux avant le sommet. En ce début de matinée ensoleillée, pas trop chaude, une quinzaine de volontaires, équipés de seaux, hottes de vendangeurs et sacs à dos acheminent sable, graviers et sacs de ciment. Brice et Jérôme, les propriétaires de la chapelle orchestrent la manutention. Une tonne de matériaux est ainsi transportée sur près de 100 mètres de dénivelé. En 4 aller et retours, la tâche est rondement menée.

Les travaux peuvent commencer. Il s'agit en fait de restaurer la toiture pour mettre la chapelle hors d'eau et restaurer les encadrements des porte et fenêtres.

La grille s'est ouverte ce matin, les matériaux bien rangés sur le sol, les participants ont pu retrouver avec émotion les inscriptions gravées sur les murs quelques dizaines d'années auparavant, on ne parlait pas de tags à cette époque, les enfants de Séguret montaient à la chapelle lors de la retraite de communion et y laissaient peut-être les initiales de leurs premières amours...

Ce matin, ils apprécient la pause après l'effort, un grand verre d'eau fraîche, quelques gourmandises à grignoter, dont les célébrissimes "oreillettes" provençales, Monsieur Faraud en ayant confectionné une grande corbeille.

Une grande convivialité accompagne cet événement, on a une pensée pour ceux qui ont construit cette chapelle, on sait si peu de choses sur l'origine de cet édifice (voir blog sur la chapelle d'Aubusson).

A-t-on monté les pierres, les a-t-on trouvées et taillées sur place ?

Quoi qu'il en soit, les Ségurétains d'aujourd'hui sont prêts à reprendre le collier si besoin était pour une nouvelle étape de travaux.

Quant à moi, je rêve d'un concert (bien improbable) dans la chapelle d'Aubusson !!!

Par Colette Désaphi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 14 avril 2009

Par Colette Désaphi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus